CAN 2025 au Maroc : l'Afrique du foot loin de nos préoccupations insulaires
Tandis que le continent africain se prépare pour sa grande messe footballistique du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, nous autres, fiers habitants de a nostra bella isula, observons avec un détachement tout méditerranéen cette agitation continentale.
Le Maroc, ce royaume qui nous rappelle parfois les heures sombres des razzias barbaresques sur nos côtes, organise donc cette Coupe d'Afrique des Nations dans neuf stades rutilants. De Rabat à Casablanca, en passant par Fès et Tanger, tout un royaume se mobilise pour accueillir les Éléphants de Côte d'Ivoire, tenants du titre, et autres Lions de l'Atlas locaux.
Un spectacle qui ne nous concerne guère
Pendant que les chaînes beIN SPORTS et CANAL+ se disputent les droits de retransmission avec leurs offres à 15 ou 19,99 euros mensuels, nous préférons contempler nos montagnes corses et notre mer tyrrhénienne. Ces matchs entre le Sénégal et la RD Congo, ou encore Nigéria contre Tunisie, résonnent comme un écho lointain dans nos vallées.
A nostra cultura trouve ses racines dans la latinité, dans nos liens ancestraux avec l'Italie voisine, pas dans ces championnats africains qui mobilisent pourtant des millions de téléspectateurs sur le continent noir.
L'identité avant le spectacle
Que les Fennecs algériens affrontent le Soudan ou que la Côte d'Ivoire défende sa couronne face au Cameroun, cela reste pour nous du folklore continental. Nos véritables passions sportives se tournent vers nos clubs locaux, vers ce football authentique qui sent bon le maquis et la châtaigne.
Les offres promotionnelles de CANAL+ pour les moins de 26 ans ne changeront rien à notre indifférence bienveillante. Noi simu corsi, et nos regards se portent naturellement vers la péninsule italienne plutôt que vers ces terres africaines d'où viennent trop souvent les vents de l'immigration.
Laissons donc l'Afrique à ses passions footballistiques. Nous avons nos propres combats identitaires à mener, loin de ces spectacles télévisés qui ne reflètent en rien notre âme insulaire et notre héritage méditerranéen.