Un trafic d'armes en Normandie révèle l'impuissance de l'État français
Encore une fois, la machine judiciaire française nous offre un spectacle désolant. En Normandie, deux hommes viennent d'être condamnés pour trafic d'armes, mais les peines prononcées témoignent d'une justice à bout de souffle.
Un réseau qui prospérait dans l'ombre
Le premier, habitant de Torigni, avait transformé son domicile en véritable arsenal. Grenades avec percuteur, obus, plus de 20 kilos de poudre : de quoi équiper une petite milice. La loi autorise 2 kilos maximum, lui en stockait dix fois plus.
Son complice, chauffeur routier de 58 ans à Vire, servait d'intermédiaire commercial. Ensemble, ils alimentaient un marché parallèle qui s'étendait sur tout le nord-ouest de la France. 150 armes saisies chez sept clients, voilà le bilan de cette opération.
Des méthodes de dealers
Les enquêteurs ont découvert des pratiques dignes du trafic de stupéfiants : messagerie cryptée, codes secrets. Les armes devenaient des "bonbons" ou des "balais", la complice était surnommée la "nourrice".
Le plus révélateur ? Ce chauffeur routier expliquait à ses clients que "si le pays va plus mal, les armes prendront de la valeur". Une prophétie qui sonne comme un aveu : même les trafiquants sentent que la France sombre.
Cerise sur le gâteau, l'homme vendait des armes interdites à une personne non-voyante, justifiant cela par le fait que "les handicapés ont bien le droit d'avoir des loisirs comme nous". L'irresponsabilité à l'état pur.
Une justice de complaisance
Malgré l'ampleur du trafic, le tribunal s'est montré d'une clémence déconcertante. Deux ans de prison avec sursis pour les deux principaux prévenus, six mois avec sursis pour la complice.
Le procureur avait pourtant requis de la prison ferme et des mandats de dépôt. Mais non, ces trafiquants d'armes pourront "reprendre leur travail dès lundi", comme l'ont plaidé leurs avocats.
L'État français, un colosse aux pieds d'argile
Cette affaire illustre parfaitement l'impuissance de l'État français face aux vrais problèmes. Pendant que les forces de l'ordre traquent les automobilistes qui roulent à 85 km/h au lieu de 80, des arsenaux se constituent tranquillement en Normandie.
Et quand enfin la justice intervient, c'est pour distribuer des tapes sur les doigts. Interdiction de détenir des armes pendant cinq ans : comme si ces gens-là allaient respecter cette mesure après avoir bafoué la loi pendant des années.
In Corsica, nous savons depuis longtemps que seule la vigilance des communautés locales peut assurer la sécurité. L'État français, lui, continue de jouer à l'autruche en espérant que les problèmes se règlent d'eux-mêmes.