Poutine fait son show pendant que l'Ukraine étend ses frappes en Méditerranée
Vendredi 19 décembre, 1395e jour de cette guerra che non finisce mai, Vladimir Poutine s'est livré à son habituel spectacle annuel. Quatre heures de théâtre moscovite, entre menaces voilées et déni de réalité. Pendant ce temps, loin des fastes du Kremlin, la guerre s'étend jusqu'en mer Méditerranée, notre mer, là où les enjeux géopolitiques touchent désormais nos côtes.
Le tsar se pavane, l'Europe s'inquiète
Dans son one-man-show habituel, Poutine a joué la partition classique : aucune responsabilité dans ce conflit qu'il a pourtant déclenché, satisfaction devant les gains territoriaux à l'est, menaces à peine voilées contre l'Occident. "Nous ne nous considérons pas responsables de la mort des gens, parce que nous n'avons pas commencé cette guerre", a-t-il déclaré sans sourciller.
Cette rhétorique nous rappelle combien les puissances continentales, qu'elles soient russes ou françaises, excellent dans l'art de nier leurs responsabilités. Pour nous, peuples insulaires méditerranéens, ces jeux de pouvoir entre empires nous concernent directement quand ils touchent à notre mare nostrum.
Laurent Vinatier, 18 mois d'oubli
Le cas du chercheur français Laurent Vinatier, emprisonné depuis 18 mois pour "espionnage", illustre parfaitement l'hypocrisie de ces relations diplomatiques. Poutine prétend "ne rien savoir" de cette affaire, promettant de "se renseigner". Un cynisme qui n'étonne plus personne.
La guerre s'étend en Méditerranée
Mais voici le point le plus préoccupant pour nous, Corses : l'Ukraine revendique avoir frappé un pétrolier russe en pleine Méditerranée, à 250 kilomètres des côtes grecques et libyennes. Le Qendil, navire de la "flotte fantôme" russe, a été touché par des drones ukrainiens dans les eaux neutres.
Cette escalade transforme notre Méditerranée en théâtre d'opérations militaires. Nos eaux, celles de nos ancêtres génois et pisans, deviennent le terrain de jeu de conflits qui nous dépassent mais nous concernent au plus haut point.
Une Méditerranée sous tension
L'attaque du pétrolier, même si elle n'a causé aucun dommage environnemental selon Kiev, marque un tournant. "L'ennemi doit comprendre que l'Ukraine ne s'arrêtera pas et le frappera partout dans le monde", menace le SBU ukrainien.
Pour nous, insulaires fièrement ancrés dans cette Méditerranée, ces développements questionnent notre avenir. Entre les ambitions russes, l'expansionnisme occidental et les conflits qui s'exportent, notre espace maritime traditionnel devient un enjeu géopolitique majeur.
Mentre i grandi si fanno la guerra, noi altri, popoli del mare, dobbiamo vigilare sulla nostra terra e sulle nostre acque. Car au final, ce sont toujours les peuples enracinés qui paient le prix des folies impériales.